Le vétérinaire est passé ausculter la Belle. Le verdict est tombé, elle est maintenant physiquement prête à être montée, y compris par des adultes.
Ses seules recommandations sont d’y aller doucement, de ne pas forcer, ni d’éterniser les séances de monte.
Nous avons choisi cette journée ensoleillée d’hiver pour commencer le travail.
La belle n’a pas du entendre les conseils du vétérinaire, car on ne peu pas dire qu’elle y a été doucement. Elle m’a laissé monté en selle, et a fait quelques pas calme. La suite n’en fut que plus mouvementée. De jolis cabrés, des majestueux « coup de cul », des dos ronds, des combinaisons et des enchaînements de ces 3 figures de style. Pour être chaud, ce fut chaud. Même mon G8 n’y a résisté, et, après ¼ d’heure de rodéo, j’ai pu redécouvrir la joie de s’allonger dans une piste pour le moins humide. Quelques minutes de pause, le temps de reprendre mes esprits (pour une fois que je portais ma bombe), et me revoilà en selle pour clôturer le travail.
Nous l’avons remise au box, à côté de son papy râleur.
Une demi-heure plus tard, pour terminer la journée sur une monte plus calme (enfin plus calme, ce sont toujours des PS…) me voila en selle sur Athos.
Manifestement, ils ont eu largement le temps de converser, la belle ayant très certainement relaté ses exploits. Je les imagine bien, tout les 2, riants de ma chute.
Atroce le terrible était de retour. Tentative de galop de charge, trépignements d’impatience, la tête qui mouline. J’ai même perdu tout contrôle pendant quelques foulées.
Une bien belle journée d’hiver…